Message from the President
General Internal Medicine Training on the Rise
Bert Govig, MD
About the Author
Bert Govig is with the Department of Internal Medicine at CSSS Les Eskers de L’Abitibi, Amos; is physician in chief with Coalition pour L’Acquisition de Saines Habitudes (CASH); and is with the Department of Internal Medicine at McGill University, Montréal, Québec.
Internal medicine is experiencing a revival in Canada. The CSIM has seen this coming as membership numbers and participation in our annual meeting have swelled in the past few years. This phenomenon has now trickled down to the trainee level, and enrollment in 4th- and 5th-year GIM programs is on the rise across the country. Nowhere is this more evident than in Quebec, where GIM is now a 5-year program. This year, 32 R-4s will begin their training as GIM fellows in that province alone. This is almost an order of magnitude more than our experience 5 or 10 years ago.
Clearly many things contribute to this trend in Quebec. One cannot ignore the important role that their governing body, ASMIQ, has played in promoting access to training for technical procedures and for the development of GIM.
Society-wide trends also play a role. More than ever, we live in an era defined by change, and the changes in the past decade have been dramatic. A decade ago, the Internet was a promising technology, global terrorism was a theoretical concept, and climate change was a somewhat-obscure subject of academic debate. Medicine too has changed. The concepts of evidence-based medicine, lifelong learning, and the multiple competencies illustrated by the CanMEDS roles have now become ingrained in our collective medical consciousness. Chronic disease prevention and management and population-based approaches to health have become hot topics and have brought with them new models of delivering care. All these contribute to the rising interest in holism and generalism that help drive the current popularity and growth of general internal medicine.
The CSIM also must continue to evolve to remain pertinent to the needs of patients, the health care system, and clinicians in this changing landscape. More than any other specialty, the practitioners of GIM are a heterogeneous group. What core values unite us? How can the CSIM promote a sense of community among this diverse group of clinicians? What are our goals and priorities? What roles should we as individuals and as a group play in the Canadian health care system? These are fundamental questions for the CSIM, and we have initiated a re-evaluation of our mission statement to help answer them. The answers must come from the membership, and as we move forward with the process in the coming months, we will be seeking feedback through our journal, website, and electronic newsletter.
Your input is important! Be part of the dialogue that will help to unite and promote GIM over the next decade.
Govig B. General internal medicine training on the rise. Can J Gen Intern Med 2008;3(1):3.
Message du président
La reviviscence de la médecine interne générale
Bert Govig, MD
Au sujet de l’auteur
Bert Govig œuvre au sein du Service de médecine interne au CSSS Les Eskers de l’Abitibi à Amos; il est médecin en chef de la Coalition pour l’acquisition de saines habitudes (CASH); il enseigne au Département de médecine interne de l’Université McGill à Montréal (Québec).
La médecine interne est en pleine reviviscence au Canada. La SCMI a bien vu venir le phénomène, elle dont le nombre de membres ne cesse d’augmenter et dont la conférence annuelle est plus courue que jamais. Le mouvement s’étend jusqu’à la résidence et le nombre d’admissions en 4e et 5e années des programmes de formation en médecine interne générale est à la hausse partout au pays. C’est au Québec que la tendance est la plus manifeste, là où la médecine interne générale s’enseigne dans le cadre d’un programme de cinq ans. Cette année, 32 médecins de quatrième année de spécialisation amorceront leur formation en médecine interne générale dans cette seule province. L’ampleur du regain de popularité dépasse même ce dont nous avons été témoins voilà cinq ou dix ans.
À l’évidence, bien des facteurs sont à l’origine de ce courant au Québec. On ne saurait passer sous silence l’intervention de l’association professionnelle québécoise, l’ASMIQ, qui a multiplié les initiatives de promotion de l’accès à la formation sur les procédures techniques et du développement de la médecine interne générale.
L’évolution sociale y est pour quelque chose également. Nous vivons à une époque de changement, et les changements de la dernière décennie ont été considérables. Dans les années 1990, Internet ne faisait que se profiler à l’horizon, le terrorisme mondial relevait plus de la théorie que de la réalité et les changements climatiques étaient un sujet obscur débattu dans le cercle restreint des savants. La médecine a elle aussi changé énormément. Les concepts de la médecine fondée sur des données probantes, de l’apprentissage tout au long de la vie et des compétences plurielles, que reprend si bien notre modèle CanMEDS, se sont tous taillé une place dans la conscience médicale collective. La prévention et la prise en charge des maladies chroniques et les programmes sanitaires conçus en fonction de la population sont désormais les sujets de l’heure, accompagnés dans leur sillage de nouveaux modèles de prestation des soins et des services de santé. C’est ainsi que la société toute entière regarde maintenant du côté de l’holisme et du généralisme, là où la médecine interne générale excelle.
Dans ce contexte effervescent, la SCMI ne peut se permettre de s’asseoir sur ses lauriers, elle doit poursuivre son évolution pour s’adapter aux besoins des patients, du système de santé et des cliniciens. Les spécialistes dans le domaine de la médecine interne générale forment un groupe hétérogène, plus que les autres spécialités. Quelles sont les valeurs fondamentales qui nous unissent? Comment la SCMI peut-elle s’y prendre pour susciter un sentiment d’appartenance dans ce groupe de cliniciens d’horizons divers. Quels sont nos buts et nos priorités? Quels rôles, individuels ou collectifs, devrions-nous exercer au sein du système de santé canadien? Ce sont les grandes questions auxquelles la SCMI entend répondre; à cette fin, nous amorçons un exercice de révision de notre mission. En fait, vous, les membres, répondrez à ces questions. Vous en aurez l’occasion dans les prochains mois, quand nous vous demanderons votre opinion dans la revue, le site Web et le bulletin d’information électronique.
Votre participation à cette mise au point est essentielle ! Nous comptons sur vous dans ce débat qui consolidera et favorisera l’essor de la médecine interne générale dans les dix prochaines années.
Govig B. La reviviscence de la médecine interne générale. Can J Gen Intern Med 2008;3(1):3.
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